Chronique
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« Le Bestiaire du crépuscule » et « Acqua Alta » avaient déjà révélé l’exceptionnel talent de Daria Schmitt. Avec « La Tête de mort venue de Suède », elle confirme brillamment sa maîtrise et son inventivité, offrant une œuvre où chaque page, chaque mot et chaque case provoquent l’admiration. Puisant dans des écrits méconnus de René Descartes, elle parvient à les mêler aux présences animales qui hantent le Muséum d’Histoire naturelle, créant un univers aussi audacieux que fascinant.
Les réflexions de Descartes y sont revisitées sous un prisme inédit, de la conscience animale au rôle de la pensée humaine, grâce aux créatures qui entourent son crâne. Sans lourdeur théorique, le récit ouvre des pistes stimulantes. Guidé par la baleine, il bascule vers des horizons mythiques qui s’accordent parfaitement avec l’univers de Schmitt.
Le trait de Daria Schmitt impressionne toujours par sa maîtrise, évoquant parfois la finesse des gravures à l’ancienne. Le jeu sur le noir et blanc, ponctué de touches colorées, accentue encore la dimension poétique et envoûtante de l’ensemble.
«La Tête de mort venue de Suède» s’impose comme un très bel album, confirmant une autrice de tout premier plan à suivre de près depuis « Acqua Alta ».
"Au temps de Botchan" n’est pas seulement un récit historique, c’est une réflexion intemporelle sur l’évolution des civilisations, sur la nécessité de trouver un équilibre entre progrès et héritage.
Jirô Taniguchi adapte parfaitement cette histoire en images, avec tout le talent qu'on lui connaît pour poser des ambiances et laisser respirer le scénario. Il faudra d'ailleurs une seconde lecture pour apprécier tout son travail dans les décors. |