Chronique
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« Printemps bleu » revient dans une version de “prestige”, présentée avec une reliure rigide du plus bel effet, un ruban marque‑page et une jaquette ornée d’une illustration plus épurée et inédite. Déjà, cela commence bien pour se plonger dans cette histoire.
Pour ceux qui n’avaient pas eu l’occasion de découvrir ce titre lors de sa première parution, cette nouvelle édition constitue une excellente raison de s’y plonger. Chacun des sept récits met en scène des lycéens en quête de direction, hésitant sur le chemin à prendre. Pour échapper à la monotonie, les protagonistes trouvent divers moyens de s’occuper : leur vie de tous les jours demeure assez ordinaire, mais les situations qu’ils rencontrent offrent une certaine diversité.
Taiyo Matsumoto parvient à capturer avec finesse l’errance propre à l’adolescence, ce qui confère aux récits une authenticité marquée, ainsi qu’un rythme tendu.
Visuellement, les personnages se distinguent par une grande expressivité et une présence marquée à chaque pages, comme s’ils étaient croqués sur levif.
En définitive, cet ouvrage s’avère solidement construit et mérite clairement qu’on s’y intéresse. |